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Elections et digital : comment appréhender le risque de mésinformation et de désinformation

juin 2024 par Shamla Naidoo, du Chief Strategy Office de Netskope

Statistica annonçait en janvier 2024 que la plateforme du réseau social TikTok comptait 25,42 millions d’utilisateurs français, soit 37,4 % de la population de l’Hexagone, une adoption massive qui influence de plus en plus les enjeux politiques. Au cours des dernières années, le rôle des réseaux sociaux dans les élections a en effet considérablement évolué, devenant un élément central des stratégies de campagne. Initialement utilisés pour mobiliser les partisans et diffuser des messages de manière rapide et directe, les réseaux sociaux sont aujourd’hui des plateformes incontournables pour influencer l’opinion publique, cibler des groupes démographiques spécifiques et gérer l’image des candidats. Cependant, cette évolution s’accompagne de défis, notamment en matière de désinformation, de manipulation des opinions et de protection de la vie privée des utilisateurs.

A seulement quelques jours des élections législatives en France suite à la dissolution de l’Assemblée nationale par le Président de la République Emmanuel Macron, Shamla Naidoo, du Chief Strategy Office de Netskope, met en garde sur le rôle des réseaux sociaux susceptibles de peser sur l’équilibre démocratique, au travers notamment des deepfakes.

« Avec l’évolution des méthodes de communication et des plateformes de partage telles que TikTok, sans parler de l’accélération des diffusions d’information, il devient de plus en plus difficile de contrôler la véracité des messages. La digitalisation des communications, notamment des partis, permet de nourrir une base de données de plus en plus importante, facilitant ainsi le travail des acteurs malveillants qui peuvent les réutiliser pour affiner leurs montages et divulguer de fausses informations, mais prodigieusement réalistes, par des deepfakes, par exemple.

Les outils d’IA pour créer des deepfakes sont en effet devenus facilement accessibles et peuvent être un outil brutal mais efficace pour les acteurs malveillants qui veulent jouer sur la réputation d’un candidat, d’un parti ou d’une campagne. L’ambition de manipuler un auditoire au profit d’une cause, remet en question les fondements de la démocratie et du droit à la liberté de pensée. Entre de mauvaises mains, les deepfakes peuvent ainsi instrumentaliser un auditoire ou encore propager des “fake news” dans le but de décrédibiliser une entité et donc d’en valoriser une autre par la suite.

Ainsi, dans un contexte tendu comme actuellement, avec des partis politiques qui doivent faire campagnes dans l’urgence à seulement quelques jours du premier scrutin et des électeurs qui doivent faire des choix, l’augmentation du risque de mésinformation (non-intentionnelle) et de désinformation (intentionnelle) invite à la plus grande vigilance. Les électeurs doivent en effet être prudents lorsqu’ils sont face à des images ou vidéos cherchant à susciter une réaction. Il est primordial de prêter une attention particulière aux sources des informations qu’ils consomment, de s’informer correctement sur les dangers d’Internet, de toujours partir du principe qu’il y a un niveau de manipulation dans les discours et de vérifier les faits avant de les partager. Les Français ont ainsi le devoir d’analyser méticuleusement les informations qu’ils ingèrent afin de préserver le principe de liberté du vote. »


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