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Le chemin sera long pour obtenir des règles de comportements communes aux Etats

octobre 2016 par Marc Jacob

Pour sa nouvelle matinale, le cybercercle dirigé par Bénédicte Pillet a invité David Martinon ambassadeur pour la cyber-diplomatie et l’économie numérique au sein du Ministère des affaires étrangères et du développement international afin de présenter l’état des négociations pour forger des règles de comportements pour les Etats en cas de cyberattaques. Le chemin va encore être long pour atteindre à une stratégie commune.

En préambule, David Martinon a expliqué que dans le passé la Cybersecurité était mal appréhendé par le Ministère des Affaires étrangères. Aujourd’hui, ce domaine a été pris au sérieux. Ainsi, le numérique et la Cybersecurité sont centralisés sur une même personne ce qui est important car c’est un problème global. Ainsi, ce choix permet d’avoir une seule voix pour exprimer la position de la France face aux autres pays comme par exemple les États-Unis ou encore la Russie. Pendant plusieurs années David Martinon a travaillé sur « le Sommet mondial sur la société de l’information Plus 10 » et a l’obtention d’un compromis en décembre 2016 à l’ONU. Dans le même temps les attaques se sont multipliées en nombre et en intensité. Ainsi, l’ONU a constitué un groupe pour évaluer la menace et forger des règles de comportements pour les États. L’objectif est de créer une défense collective pour lutter contre les menaces cybers. Ce groupe qui était constitué au départ de 15 membres est fort actuellement de 25 experts issus de 25 pays différents. En 2013, les Russes et les chinois ont finalement accepté l’application des règles de droits international publiques au cyberespace. En 2015 groupe à déterminer des normes de comportement stabilisateur dans le cyberespace.

Pour lui, l’époque actuelle ressemble à celle des années 50 avec l’avènement du nucléaire. La stabilité en ce domaine est arrivée suite à l’entrée de l’URSS dans le club détenteur de la bombe atomique. Aujourd’hui avec internet, les pays sont entrain de "s’armer". Il constate des écarts entre les grands états de l’Internet comme les États-Unis, la Russie, la Chine, Israël, la France, l’Allemagne... Il faut préparer dès à présent les conditions de la stabilisation. C’est d’ailleurs qu’à dit récemment le Président Obama.

Pour l’instant la dissuasion fonctionne de façon limitée dans le cyber espace car l’attaquant reste le plus souvent anonyme. De même la non-prolifération ne marche pas non plus dans le Cyberespace. David Martinon estime qu’il faut tout de même essayer de translater ce qui a marché dans le nucléaire au cyberespace. Actuellement, la position américaine qui se veut réaliste est de tracer des limites aux États à ne pas dépasser sous peine de sanctions. David Martinon considère qu’il faut être plus ambitieux. Cependant, la question se pose de l’attribution d’une attaque de façon incontestable. Selon lui, il est possible de trouver des coupables et la Cours Pénale Internationale est capable de les juger.

Quant à la prolifération des armes cyber, il faudrait clarifier les positons des États. Actuellement les Etats-Unis considèrent que ne sont pas les outils qui posent problème mais ceux qui les utilisent.

A l’occasion du dernier congrès de Varsovie de grands progrès ont été réalisés à l’OTAN avec l’idée du cyberplage qui implique que chaque membre doit se préparer aux attaques cyber et à mettre en œuvre des répliques. Par contre, il n’y a pas de Défense intégrée avec un partage de connaissance.




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