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CyberSchool ouvrira ses portes à Rennes à la rentrée 2020

décembre 2019 par Emmanuelle Lamandé

A la rentrée 2020, l’EUR CyberSchool proposera aux étudiants un programme interdisciplinaire dans les domaines fondamentaux et émergents de la cybersécurité. Une formation internationale, nourrie par la recherche, qui vise à doubler le nombre de diplômés rennais en cybersécurité pour atteindre, à terme, un effectif de 580 étudiants. Les porteurs scientifiques du projet, Pierre-Alain Fouque, Université de Rennes 1, et David Pichardie, ENS Rennes, nous présentent plus en détails cette future école universitaire de recherche en cybersécurité à l’occasion de l’European Cyber Week.

David Pichardie, professeur en informatique à l’ENS Rennes, et Pierre-Alain Fouque, professeur en informatique à l’Université de Rennes 1

L’école universitaire de recherche en cybersécurité CyberSchool a été pensée sur le modèle anglosaxon des graduate schools. Cette formation, irriguée par la recherche, sera conduite par 140 experts en cybersécurité, enseignants-chercheurs et chercheurs membres d’unités mixtes de recherche*. CyberSchool offrira des formations de master (formation initiale et continue) et de doctorat, dispensées en anglais.

CyberSchool repose sur une approche interdisciplinaire associant les mathématiques, les sciences et technologies numériques, mais aussi les sciences humaines et sociales au sein des six domaines de recherche suivants :
- Cryptographie,
- Droit et protection de la vie privée,
- Intelligence artificielle et sécurité,
- Matériel et systèmes embarqués,
- Méthodes formelles et sécurité,
- Sécurité des logiciels et des systèmes.

La formation abordera autant les théories, méthodes, algorithmes assurant la sécurité de la société numérique que les contenus à protéger dans des contextes et conditions d’utilisation variés (mobilité, Cloud, systèmes industriels, objets connectés, etc.).

La recherche académique en synergie avec le monde socio-économique

CyberSchool couvrira donc un spectre très large dans le domaine de la cybersécurité. L’ambition de cette nouvelle école est également de rendre l’offre de formation, aujourd’hui relativement fractionnée, plus lisible pour l’extérieur.

En Master, la formation s’articulera autour d’un projet de recherche (les étudiants seront intégrés dans une équipe de recherche dès le M1), d’un stage en laboratoire (universitaire ou industriel) et d’un programme d’études flexible, combinant majeure et mineure. L’étudiant choisira sa majeure parmi les 6 domaines de recherche de CyberSchool. En mineure, il pourra opter pour un autre de ces 6 domaines, des cours d’innovation et entrepreneuriat, de droit ou de science politique. La synergie entre recherche académique et monde socio-économique nourrira aussi la formation doctorale : en parallèle de leur thèse, les doctorants mettront leur expertise au service de l’entreprise. Pour les sensibiliser aux enjeux de cybersécurité, CyberSchool s’attachera à ce que cette dynamique profite également aux étudiants de licence.

Échanges et mobilité au cœur de la formation

Au cœur de l’écosystème rennais, les étudiants, doctorants et stagiaires de CyberSchool bénéficieront d’étroites interactions avec les acteurs académiques et socioéconomiques fédérés au sein du Pôle d’Excellence Cyber. L’objectif sera aussi de favoriser autant que possible la mobilité et les échanges avec des acteurs nationaux, européens et internationaux. Pour attirer les étudiants, elle proposera également des bourses d’excellence et de mobilité, ainsi que de nombreuses opportunités d’étudier à l’international au sein d’un réseau d’universités étrangères.

CyberSchool s’appuie, en effet, sur un réseau de collaborations étroites et historiques entre les chercheurs et enseignants-chercheurs du site rennais et des partenaires internationaux, comme KU Leuven, Chalmers University of Technology, l’École polytechnique fédérale de Lausanne, Cornell University, Graz University of Technology, Max-Planck-Institut Informatik. Elle accueillera chaque année des chercheurs en cybersécurité du monde entier, qui donneront des cours et travailleront avec les équipes de recherche rennaises. Des chaires de recherche en cybersécurité seront également créées. Les chercheurs des organismes (CNRS, INRIA…) enseignant à CyberSchool pourront quant à eux bénéficier du titre d’adjunct professor.
L’ambition sera à terme de faire rayonner CyberSchool au niveau européen, et d’en faire un lieu incontournable de formation en cybersécurité.

A l’heure actuelle, on compte en moyenne près de 200 étudiants en master et écoles d’ingénieurs au sein du bassin rennais. Dès l’an prochain, la migration de ces étudiants vers le cursus CyberSchool se fera donc progressivement, et la rentrée 2020 sera un premier coup d’essai. CyberSchool sera accueilli au sein du futur Institut de cybersécurité sur le site de Beaulieu.

Un projet lauréat du Programme d’investissements d’avenir

Portée par l’Université de Rennes 1, CyberSchool s’appuie sur l’expertise des universités rennaises, de quatre grandes écoles d’ingénieurs (CentraleSupélec, IMT Atlantique, INSA Rennes et ENSAI), de l’ENS Rennes et de Science-Po Rennes, en lien étroit avec le CNRS et l’INRIA, et en collaboration avec la Région Bretagne, Rennes Métropole et la Direction Générale de l’Armement. Lauréate de la 2ème vague d’appel à projets « Écoles universitaires de recherche (EUR) » du Programme d’investissements d’avenir, CyberSchool bénéficie d’un financement de l’État à hauteur de 5,75 M€ sur 10 ans. Suite à l’annonce de Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation le 29 août 2019, trois autres EUR, impliquant les établissements membres du projet Université de Rennes verront aussi le jour : DIGISPORT, GS-CAPS et LuMoMat-E dans les domaines des sciences du sport, de l’espace public et des matériaux moléculaires pour l’électronique organique et la photonique.


* L’IRISA (Institut de recherche en informatique et systèmes aléatoires), l’IRMAR (Institut de recherche mathématique de Rennes), l’IETR (Institut d’électronique et de télécommunications de Rennes), IODE (Institut de l’Ouest : Droit et Europe) et le Crest (Centre de recherche en économie et statistique)


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